Vendredi 20 février 2009
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08:00
Avete!
Le numéro Hors série du Point de janvier-février 2009 est consacré aux textes maudits et aux livres interdits de l'Antiquité à nos jours.
Ces textes sont regroupés en quatre parties:
- l'Antiquité
- le Moyen Âge
- les Temps modernes
- l'époque contemporaine.
Dix-sept pages se rapportent à l'Antiquité.
On nous y explique tout d'abord l'origine du mot "censure", censura en latin, qui n'est autre que le contrôle des comportements et des réputations. Sous l'Empire, la lex
maiestatis fut remise au goût du jour et bien des auteurs ont eu à en pâtir; parmi les plus célèbres, citons Ovide à qui son Art d'aimer et ses Amours ont valu les rigueurs
de l'exil sur décision du prince Auguste. Sénèque, Lucain et Pétrone furent, quant à eux, les victimes de Néron. Puis une question se pose: Virgile et Tacite ont-ils écrit librement? Sinon, quel
eût été le contenu de leurs oeuvres?
Plus tard, Arius s'est attiré les foudres de Constantin, empereur chrétien puis, renversant temporairement le cours de l'Histoire, Julien, dit l'Apostat, restaura le paganisme et interdit aux
Chrétiens d'enseigner...
Ceci n'est qu'un aperçu des articles nombreux et fort bien documentés de ce n° du Point et les trois autres parties y sont traitées avec le même sérieux. Un lexique apporte de précieux
éclaircissements sur les auteurs ou les thèmes qui figurent dans le magazine.
Une lecture très instructive, donc, et je remercie au passage Gwenaëlle de m'en avoir transmis l'information.
Valete!
Par C.S.
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Mardi 17 février 2009
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08:00
Avete!
Le 17 février 280 naissait celui qui allait, en 306 et jusqu'en 337, devenir l'empereur Constantin le Grand.
Cette période est souvent méconnue des élèves, plus au courant des frasques de Caligula ou des crimes de Néron.
Nous sommes sous la Tétrarchie instaurée par Dioclétien: quatre personnes dirigent l'Empire: 2 Augustes et 2 Césars. Dioclétien s'occupait de l'Orient, Maximien son collègue "Auguste" de
l'Occident. Galère était le "César" adjoint à Dioclétien, Constance Chlore à Maximien.
Dioclétien avait prévu d'abdiquer en 305, ce qui entraînait ipso facto la démission de Maximien qui n'en fut pas ravi... Normalement, Galère et Constance Chlore devenaient "Augustes" et il leur
restait à nommer deux nouveaux "Césars".
Dioclétien avait prévu que Galère serait son gendre tandis que Constance Chlore serait celui de Maximien. Mais Constance Chlore vivait avec une certaine Hélène, servante d'auberge, dont il avait
eu un fils, Constantin. De son côté, Maximien avait aussi un fils nommé Maxence. Ces deux garçons se voyaient Césars de la deuxième Tétrarchie. Les soldats eux-mêmes étaient favorables à
Constantin... Constantin et Maxence se firent la guerre et Constantin l'emporta en 312 devant Rome, à la bataille du Pont Milvius. Il devint le maître de l'Occident.
Il s'assura l'appui des Chrétiens restés forts malgré les persécutions.
- En 313, par l'Edit de Milan, il décréta la liberté de tous les cultes.
- En 324, il battit Licinius et reconstitua l'unité de l'Empire.
- En 325, il convoqua le concile à Nicée qui réunit les évêques de toute la Chrétienté où l'on discuta du dogme religieux et où "l'on jeta aussi les bases d'une organisation centralisée de
l'Église fondée sur une stricte hiérarchie du clergé." (Hérodote.net)
- En 330, la capitale de l'Empire fut transférée à Byzance qui deviendra Constantinople.
- En 337, il partagea l'Empire entre ses trois fils: Constantin II à qui il attribua la Gaule, l'Espagne et la Bretagne, Constance II (la Thrace et l'Orient) et Constant (l'Italie,
l'Illyrie et l'Afrique) puis se fit baptiser sur son lit de mort.
De nouvelles guerres allaient alors se déchaîner.
Un excellent ouvrage de Christian Y.M. KERBOUL retrace la vie de Constantin, "le dernier des Romains".
Valete!
Par C.S.
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Dimanche 9 novembre 2008
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Par C.S.
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Samedi 18 octobre 2008
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08:00
Avete!
Dans un article du 20 septembre dernier, je vous parlais de l'un de deux ouvrages récemment acquis, A l'école des Anciens.
Le deuxième s'intitule: Le latin est mort, vive le latin! Disponible sur le site des Belles Lettres ici même.
Cet ouvrage de Wilfried STROH, traduit de l'allemand et du latin par Sylvain BLUNTZ mérite une bonne place dans toute bibliothèque digne de ce nom. Dans celle d'un enseignant de Lettres
Classiques, cela va sans dire, mais aussi dans celle de latinistes ou de parents d'élèves qui pourraient s'interroger sur l'utilité de faire apprendre à leurs enfants une langue ancienne. Chacun
y trouvera son profit.
Dans sa préface, fort sympathique, l'auteur expose ses objectifs, je cite brièvement:
"... raconter les aventures de cette langue latine que j'aime tant, de cette reine des langues, de ses toutes premières origines jusqu'à notre époque où nombreux sont ceux qui pensent qu'il faut
l'abandonner, la déclarer morte et l'enterrer. Je m'oppose farouchement à ces gens-là..."
Ce livre de quelque 300 pages présente une saveur particulière dans la mesure où il se veut au service d'une culture qui en a tant besoin.
Dix-neuf chapitres le composent. Ils retracent fidèlement, époque après époque, l'importance du latin, ses origines, sa place dans le classicisme latin, sous la chrétienté, au Moyen âge, sous la
Renaissance et ainsi jusqu'à nos jours.
Le ton est vif, passionné, plein d'humour parfois. Ce livre ne se lit pas d'une traite, il demande réflexion et concentration au fil des pages. Il a le mérite d'exister, ne manquons pas
l'opportunité de nous y plonger et d'en ressortir revigorés, prêts pour de nouvelles batailles au service du latin!
Bonne lecture,
Valete!
Par C.S.
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Samedi 20 septembre 2008
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09:30
Avete!
J'ai tout dernièrement fait l'acquisition de deux ouvrages disponibles sur le site des Belles Lettres.
Le premier s'intitule: A l'école des Anciens.
Il s'agit d'un petit livre qui peut s'avérer particulièrement utile aux collègues de Lettres classiques qui souhaiteraient étudier le thème de l'éducation dans l'Antiquité, plus particulièrement
l'activité des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain du VIIIe siècle av. J.-C. au VIe siècle de notre ère.
Cet ouvrage débute par un entretien avec Jacqueline de Romilly, sur l'éducation dans l'Antiquité, bien sûr, mais aussi sur l'utilité de l'enseignement du latin et du grec et sur le plaisir que
peut éprouver un professeur à enseigner ces options de langues anciennes.
Il se poursuit par la présentation de trois cartes:
- la Méditerranée antique;
- le monde grec égéen;
- l'Italie antique.
Puis le sujet principal, l'école, est abordé en huit chapitres:
- les professeurs;
- la vie à l'école;
- organiser et réglementer;
- l'école à domicile;
- portraits d'élèves;
- leçons d'amour;
- le dur métier de professeur;
- maîtres de philosophie, maîtres de vie.
Chacun de ces chapitres est illustré de textes authentiques en traduction, latins ou grecs. La liste des auteurs serait trop longue à retranscrire ici, mais citons en particulier Ammien
Marcellin, Aristophane, Aristote, Pline le Jeune, Horace, Isocrate, Juvénal, Plutarque...
Ce livre est une petite merveille que je vous recommande chaleureusement!
Valete!
à suivre...
Par C.S.
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